Jean-Christophe Grangé- Les promises

Mon avis

Certes pas de coup de cœur mais une lecture qui prise dans son ensemble m’a vraiment bien plu.


Jean-Christophe Grangé n’est plus à présenter. Le maître du thriller français que j’ai longtemps adulé grâce à des écrits excellents comme Le serment des Limbes, La ligne noire ou Lontano, pour n’en citer que trois, m’avait déçu avec ses deux derniers opus.
Je confirme ici que dans ce dernier-né le maître renoue avec son style bien connu et nous offre à nouveau un roman de qualité.
Intrigue, personnages, contexte historique tout est minutieusement travaillé, rien n’a été laissé au hasard.


Les investigations de l’auteur sur Berlin avant guerre (lieux-dits, architecture, contexte social ..) et le nazisme sont colossales, et c’est là peut-être mon seul reproche,  elles m’ont aussi par moment perdue. Sur 650 pages j’ai parfois dû m’accrocher avec tout ce vocabulaire allemand et leur signification..
À l’inverse j’ai bénéficié de le longueur du récit pour m’attacher aux personnages pour le moins complètement atypiques, voire antipathiques dans un premier temps, un SS de la Gestapo, un gigolo psychiatre et une alcoolique de la haute bourgeoisie allemande..


Côté intrigue elle reste simple et intéressante. Et si il manque de rebondissements à mon goût, l’auteur nous balade allègrement pour notre grand plaisir d’un suspect à un autre..
Malgré une impression de fin qui retombe comme un soufflé, détrompez-vous Jean-Christophe Grangé n’a pas dit son dernier mot..Il nous offre un bouquet final sur les cinquante dernières pages digne du maître et de son succès depuis un peu moins de 20 ans!


N’oublions pas que Jean-Christophe Grangé, précurseur du genre à l’époque, nous offrait l’excellence avec Le vol des Cigognes en 1994. Je peux vous assurer qu’avec ce dernier opus il n’a pas faibli !

Du grand Grangé !


Quatrième de couverture

Les Promises, ce sont ces grandes Dames du Reich, belles et insouciantes, qui se réunissent chaque après-midi à l’hôtel Adlon de Berlin, pour bavarder et boire du champagne, alors que l’Europe, à la veille de la Seconde Guerre Mondiale, est au bord de l’implosion.
Ce sont aussi les victimes d’un tueur mystérieux, qui les surprend au bord de la Spree ou près des lacs, les soumettant à d’horribles mutilations, après leur avoir volé leurs chaussures…
Dans un Berlin incandescent, frémissant comme le cratère d’un volcan, trois êtres singuliers vont s’atteler à l’enquête. Simon Kraus, psychanalyste surdoué, gigolo sur les bords, toujours prêt à faire chanter ses patientes. Franz Beewen, colosse de la Gestapo, brutal et sans pitié, parti en guerre contre le monde. Mina von Hassel, riche héritière et psychiatre dévouée jouant les martyrs dans un institut oublié.
Ces enquêteurs que tout oppose vont suivre les traces du Monstre et découvrir une vérité stupéfiante. Le Mal n’est pas toujours du côté qu’on croit…

Note sur l’auteur

Jean-Christophe Grangé est un journaliste, reporter international, écrivain, scénariste et scénariste de bande dessinée.

Après des études de lettres à la Sorbonne aboutissant à une maîtrise sur Gustave Flaubert, il devient rédacteur publicitaire. En 1989, il se lance dans le journalisme comme grand reporter pour le National Geographic, Paris Match et le Sunday Times.

Il crée par la suite la société L&G pour faire des reportages en free lance. Ces derniers vont l’entraîner aux quatre coins du monde et lui rapporter plusieurs prix: Reuter en 1991, World Press en 1992. Ces enquêtes seront aussi une formidable source d’inspiration pour ses romans.

« Le Vol des cigognes », son premier roman, est publié en 1994. En parallèle de son travail littéraire, il écrit des scénarios pour le cinéma et la télévision.
Son second roman paru en 1998, « Les Rivières pourpres », ne passera pas inaperçu. Le succès auprès du public se confirmera d’ailleurs en 2000, année où le roman est adapté au cinéma.
En cette même année 2000 paraît « Le Concile de Pierre ». En 2003, il publie « L’Empire des loups ». En 2004 sort « La Ligne noire », premier tome d’une trilogie de romans sur la « compréhension du mal sous toutes ses formes. »
Le succès ne se dément pas avec le deuxième volet de cette trilogie, « Le Serment des Limbes » sorti en 2007.

Parallèlement à sa carrière de romancier, il continue à travailler pour le cinéma : outre l’adaptation des Rivières pourpres, il a également écrit le scénario de Vidocq (de Jean-Christophe Comar dit Pitof en 2001) et a collaboré à la plupart des réalisations ou projets tirés de ses romans.
Il publie « Miserere « en 2008, « La forêt des Mânes » en 2009. En 2011 sort « Le Passager » ; il travaille aussi sur le scénario et la production de « Switch » de Frédéric Schoendoerffer avec Eric Cantona et Karine Vanasse.
Plusieurs de ses romans ont été adaptés au cinéma et à la télévision, il a été traduit dans une vingtaine de langue et est l’un des rares écrivains français dans son genre littéraire à être apprécié aux États-Unis.

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