R.J. Ellory- Un coeur sombre

Mon avis

Encore une fois R. J. Ellory m’a transportée..
Encore une fois R. J. Ellory n’a pas son pareil pour relater des tranches de vie et vous ferrer dans celles de ses personnages..
Ils vous gonflent le coeur d’empathie et c’est impossible de ne pas s’attacher!
Mais bon dieu comment fait R. J; pour à chaque fois avec une histoire simple arriver à vous captiver?
Vous êtes à chaque lecture condamné à tourner frénétiquement les pages comme dans un état fiévreux afin d’avoir des réponses, aspirant d’arriver à la fin que vous espérez heureuse pour chacun d’eux.
Monsieur Ellory est un bourreau des coeurs car il maltraite ses lecteurs tant ils souffrent avec, et pour ses personnages ! Je suis définivement une inconditionnelle de sa plume!

Pour le coup encore une histoire bien différente … j’ai envie de vous dire, laissez vous porter par la magnifique plume et la qualité narrative du texte et ce sans lire la quatrième de couverture.
Laissez toute la magie du récit intact …
Corruption, magouilles, conflits d’intérêts, organisations mafieuses sont les principaux ingrédients de ce roman qui tient en haleine de bout en bout.
Jusqu’à quel point un homme peut-il fuir ? La conscience n’a-t-elle pas ses limites?
Avec brio RJ Ellory nous parle de souffrance, de possible rédemption quand la culpabilité vous gangrène l’esprit vous ronge le coeur …..
Sachez juste que le titre, « Un coeur sombre » résume très bien l’idée.

L’auteur est un doué des mots !
Comme à chacun de ses romans en quelques lignes ou quelques pages il accroche tout de suite le lecteur. Une intrigue et des personnages bien plantés. Le sens du détail bien dosé.
Un récit au rythme par moment lent mais qui apporte un peu de répit dans la brutalité et la noirceur de l’action.
Un roman donc noir, sombre, une descente prodigieuse dans la vie d’un homme, un portrait sans concession. C’est brut, c’est du lourd ça vous prend aux tripes et..c’est excellent!


Quatrième de couverture

Combien de temps peut-on échapper à sa conscience ?

Sous sa façade respectable, Vincent Madigan, mauvais mari et mauvais père, est un homme que ses démons ont entraîné dans une spirale infernale. Aujourd’hui, il a touché le fond, et la grosse somme d’argent qu’il doit à Sandià, le roi de la pègre d’East Harlem, risque de compromettre son identité officielle, voire de lui coûter la vie. Il n’a plus le choix, il doit cette fois franchir la ligne jaune et monter un gros coup pour pouvoir prendre un nouveau départ. Il décide donc de braquer 400 000 dollars dans une des planques de Sandià. Mais les choses tournent très mal, il doit se débarrasser de ses complices, et un enfant est blessé lors d’échanges de tirs. Comble de malchance, le NYPD confie l’enquête à la dernière personne qu’il aurait souhaité. Rongé par l’angoisse et la culpabilité, Madigan va s’engager sur la dernière voie qu’il lui reste : celle d’une impossible rédemption.

Jamais l’expression d’anti-héros n’aura été aussi pertinente. Avec ce portrait passionnant et sans concession, R. J. Ellory creuse au plus profond de la conscience d’un homme au cœur sombre pris dans une spirale de violence, pour tenter d’en faire resurgir toute l’humanité enfouie. Le bien et le mal, l’innocence et la culpabilité sont en effet si intimement mêlés en Vincent Madigan qu’il lui est devenu presque impossible de les distinguer. D’une écriture si puissante qu’on la ressent physiquement, ce long blues, aussi déchirant qu’une chanson de Tom Waits, aussi maîtrisé qu’un film de James Grey, réserve à son lecteur de tels rebondissements qu’il serait criminel d’en dévoiler plus ici.

Note sur l’auteur

Roger Jon Ellory est un auteur anglais de romans policiers et de thrillers.

Il habite dans une maison avec sa mère, son frère d’un an son ainé et sa grand-mère. Il n’a jamais connu son père et son grand père est mort noyé en 1957. À la suite d’une épidémie, sa mère meurt d’une pneumonie foudroyante à 28 ans alors qu’il a à peine 7 ans. C’est sa grand-mère qui va l’élever seule. Mais elle a une santé fragile, et finalement décide de le placer en orphelinat avec son frère. Il y reste jusqu’à l’âge de 16 ans.
Il étudie la musique, joue de la trompette, dans le registre classique aussi bien que dans celui du jazz. Il fait des études d’arts, et étudie notamment la photographie.

À 16 ans, il abandonne ses études et retourne dans la maison familiale de Birmingham. Sa grand-mère décède et il se retrouve seul, avec son frère, jusqu’à être incarcéré à 17 ans pour un vol de poules. Une fois sa peine purgée, il se lance dans la musique. Il devient un temps guitariste du groupe de rock « The Manta Rays », avant de se tourner vers la photographie.

Il commence à écrire en 1987. Entre 1987 et 1993, R.J. Ellory écrit pas moins de vingt-deux romans, chacun lui valant des refus éditoriaux des deux côtés de l’Atlantique. Il devra attendre 2003 pour que son roman, « Candlemoth », soit publié. Et depuis, chaque année il publie un nouveau livre.

R.J. Ellory est lauréat du prix Nouvel Obs/BibliObs du roman noir 2009 pour « Seul le silence » (A Quiet Belief in Angels, 2007). 

Aujourd’hui il se consacre pleinement à son écriture et à la musique avec son groupe de blues, « The Whiskey Poets ». Son œuvre, populaire et plebiscitée notamment en France, est fortement ancrée aux États-Unis malgré les origines britanniques d’Ellory.

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