Maxime Chattam- Un(e)secte

Mon avis

« Savez-vous que pour chaque être humain présent sur la Terre, il y a plus d’un milliard et demi d’insectes? Multipliez par sept milliards d’êtres humains; cela fait dix milliards de milliards d’insectes …seulement pour les espèces répertoriées ! ».. et alors ? comme on dit aux enfants les petites bêtes ne mangent pas les grosses et bien méfiez vous ! Si vous êtes entomophobe passez votre chemin ou armez vous de courage ..

Retour de monsieur Chattam pour un polar qui s’apparente à la fameuse Trilogie du mal .. cependant moins effrayant moins frissonnant et peut-être moins addictif.

Deux enquêtes; un crime spectaculaire à Los Angeles et une disparition inexpliquée à New York. Deux enquêtes en alternance, l’une menée par un flic, l’autre par une enquêtrice. Deux personnages attachants qui vont plaire aux lecteurs ..entre les deux un fil rouge, le titre est sans ambiguïté et le prologue donne le ton.

Thriller bien ficelé, bien construit certes mais dans l’attente de la part du maître, peut-être, de bien plus . C’est d’ailleurs toute la problématique d’un lectorat (dont je fais évidement partie) toujours plus exigeant face aux grosses pointures .. l’attente de toujours mieux ou du moins d’aussi bien … l’attente d’un grand cru. Et la critique à la pointe de mon stylo est facile …
Alors oui pour un Chattam je suis un peu déçue, un opus qui m’a moins captivé, que je voulais plus effrayant, au cours duquel j’ai ressenti un peu de mou à mi parcours et dont l’addiction tant attendue n’était pas au rendez-vous.
Cependant il reste un roman de bonne facture, à la plume excessivement bien travaillée, aux soucis du détail et Maxime Chattam a toujours ce talent de vous immerger dans des intrigues pertinentes dans lesquelles le rocambolesque ou l’inexacte n’ont pas leur place , même si pour le coup la fin est un chouïa hollywoodienne.
Et si j’ai été sceptique sur le sujet des insectes et si j’ai trouvé à ce dernier opus des airs de science fiction, les remerciements en fin de livre ont levé les doutes.


Alors oui voici une lecture plaisante dans son ensemble qui m’a permis de renouer positivement avec l’auteur même si il perd un peu de son aura ou du moins sa position de leader dans mes auteurs favoris .. Affaire à suivre donc …

Quatrième de couverture

Et si tous les insectes du monde se mettaient soudainement à communiquer entre eux? À s’organiser ?
Nous ne survivrions pas plus de quelques jours.
 
Entre un crime spectaculaire et la disparition inexpliquée d’une jeune femme, les chemins du détective Atticus Gore et de la privée Kat Kordell vont s’entremêler. Et les confronter à une vérité effrayante.
 
Des montagnes de Los Angeles aux bas-fonds de New York, un thriller implacable et documenté qui va vous démanger.

Note sur l’auteur

Maxime Chattam et Maxime Williams sont des pseudonymes de Maxime Guy Sylvain Drouot, romancier français, spécialisé dans le roman policier.

Au cours de son enfance, il fait de fréquents séjours aux États-Unis: sa première destination en 1987 est Portland dans l’Oregon, ville qui lui inspirera son premier roman.
Rêvant d’abord d’être comédien, il suit le Cours Simon, devient figurant dans un spectacle de Robert Hossein et joue dans plusieurs téléfilms.

En 1988, il passe un certain temps dans la jungle thaïlandaise, rédigeant un journal de cette expérience. Cela marque ses premiers pas dans l’univers de l’écriture.

Il fait plusieurs petits boulots pendant plus de deux ans et reprend ses études de Lettres modernes. Il écrit « Le cinquième règne » à cette époque puis fin 1999 il devient vendeur de romans policiers à la FNAC. « Le Cinquième règne » est publié bien plus tard, en 2003, sous le pseudonyme de Maxime Williams. 

Il suit une formation en criminologie pendant un an à l’Université de Saint-Denis. Durant cette année, il apprend les rudiments de la psychologie criminelle, de la police technique et scientifique et de la médecine légale

Toujours libraire, il consacre ses week-ends à son projet de thriller. Il rédige « L’âme du mal » en 2001, qui est publié l’année suivante chez Michel Lafon. Signé du pseudonyme de « Chattam », en référence à une petite ville de Louisiane, le livre crée la surprise et conquiert rapidement un public. Ce roman devient le premier volet de la « Trilogie du mal, » suivi de « In Tenebris » (2003) et « Maléfices » (2004).

Marié à l’animatrice Faustine Bollaert depuis 2012, il est père d’une fille née en 2013 et d’un garçon né en 2015.

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