Fabrice Papillon- Régression

Mon avis

Superbe découverte!
De part ma formation peut-être (biologiste) j’ai été complètement captivée par ce deuxième opus de Fabrice Papillon.
Roman historique mais surtout scientifique, et pas des moindres, d’une qualité indéniable !

Direction la Corse, aux pieds du célèbre et superbe escalier du Roi d’Aragon à Bonifacio. Une grotte, deux cadavres dont l’un interpelle ; il est mutilé mais surtout, après « cuisson des chairs », dévoré! Le coeur quant à lui arraché sera retrouvé au site préhistorique de Filitosa.
Gendarmerie et police judiciaire sont amenées en co saisine à résoudre l’enquête, d’autant plus complexe que des faits similaires sont aussi connus en Espagne.. Nous suivons ainsi une gendarme corse au caractère bien trempé et un flic du 36 muté ayant perdu la foi, et bien plus, suite à une sale affaire parisienne.
Mais aussi en parallèle ..
30.000 avant JC, l’homme de Neandertal disparaît au profit d’Homo sapiens, notre espèce.. la Terre d’ores et déjà lui appartient!
Une prophétie va alors traverser les siècles, véhiculée et transmise par les plus grands; Homo sapiens en conquérant n’a peut être pas été depuis ces milliers d’années très exemplaire..résultat; l’apocalypse pourrait-elle être à nos portes?

Une fiction ou même une science-fiction qui vous glace le sang tant elle s’appuie sur des faits scientifiques bien avérés.
Historien de formation, l’auteur n’a pas ménagé ses efforts et en alternance dans son récit il traverse l’histoire et nourrit son intrigue et les faits scientifiques de moments historiques emblématiques. Des faits qui sont denses et complexes. Cette cohésion histoire-science est parfaite, surtout dans la première moitié du roman, car par la suite elle écrase un peu l’enquête et le profil psychologique des protagonistes deviennent un peu plus décousus.
Petit bémol donc, ce sentiment sur les derniers chapitres et, sur un épilogue court, que l’auteur lâche un peu prise sur ses personnages au profit des explications scientifiques, certes nécessaires et toujours plus pointues, et sur le message qu’il veut faire passer. Cela ne déprécie pas la qualité du roman juste la fiction!
Mais attention la précision, la volonté du détail et l’exactitude des faits, et ce jusqu’au final, sont exemplaires et d’une qualité rare! Bravo au travail fourni!
J’ai été conquise!
Un livre qui interpelle et fait réfléchir sur toute la problématique environnementale.
Mot de la fin ou question de la fin; êtes vous poilu ? Mais quelle question! me direz-vous. A vous de découvrir le livre ….
Pour ma part je n’ai plus qu’à me procurer le premier opus Le Dernier Hyver.

Quatrième de couverture

Ils sont prêts. Ils reviennent d’un lointain passé, d’une époque glorieuse. Ils forment ce que Socrate et Homère nommaient déjà la race d’or. Ils viennent sauver la terre, et les hommes qui peuvent encore l’être. Pour les autres, ils n’auront aucune pitié. …

Note sur l’auteur

Fabrice Papillon est un journaliste, producteur et écrivain français.

Tout en occupant diverses fonctions au sein de la rédaction d’Europe 1 (reporter, chroniqueur, présentateur de journaux), il devient journaliste scientifique, et se spécialise dans les questions de génétique et de bioéthique. C’est sa rencontre avec le généticien et intellectuel Axel Kahn, au moment de la révélation de l’existence de la brebis clonée Dolly, qui déterminera cette orientation inattendue de sa carrière.

En 1998, les deux hommes publient leur premier ouvrage commun, « Copies conformes, le clonage en question » (Nil éditions).

En 2001, parallèlement à sa carrière à Europe 1, il participe avec Yves Calvi à la création de l’émission quotidienne « C dans l’air » sur France 5, pour laquelle il réalise des reportages scientifiques.

En 2017, Fabrice Papillon publie son premier roman, un thriller scientifique et historique, « Le Dernier Hyver » (éditions Belfond), salué par la critique, et couronné par le prix du meilleur polar des lecteurs de Points 2018.

Depuis 2003, il enseigne les techniques de vulgarisation et de prise de parole devant les média à de nombreux chercheurs, ingénieurs ou médecins, dans le cadre de formations « media training » organisées par les grandes institutions scientifiques comme l’Inserm, le CNRS ou l’Ifremer. 

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