Nicolas Feuz- Le miroir des âmes

Mon avis

Pas convaincue pour le coup de ce Miroir des âmes . Une intrigue intéressante et une construction de départ de bonne facture mais un roman tellement court qu’il souffre inévitablement d’un manque d’épaisseur.


Un tueur au nom mystérieux, le Vénitien, tue un flic en lui versant du verre en fusion dans la gorge… Un attentat qui vise un procureur du Canton de Neuchâtel… S’ajoute au tableau une prostituée sous l’emprise d’un mac aux méthodes douteuses ….

A ce stade, j’adore … un début prometteur !
La suite est moins flatteuse car tout va trop vite!
L’auteur n’a pas pris le temps d’installer suffisamment la trame .. Les chapitres sont très courts, vraiment très courts, sans doute pour donner de la vitesse au récit, mais l’effet obtenu n’est pas celui recherché. Résultat, une lecture certes fluide, mais qui ne laisse pas le temps au lecteur de s’imprégner d’une atmosphère, d’une intrigue ou même de s’attacher aux personnages. 
En effet les portraits sont trop vite brossés. Les caractères des protagonistes manquent donc de profondeur…
Autre bémol, l’auteur maîtrise parfaitement la géographie de la ville Neuchâtel mais tout de même, j’ai eu l’impression de suivre un GPS pour un circuit touristique sans même visualiser les lieux-dits
Enfin un twist final explosif mais un chouïa rocambolesque et un tantinet incohérent!


Vous l’avez compris, un peu déçue par ce roman mais attention ayant apprécié Horrora Borealis, je ne ferme pas ma porte aux prochains écrits de l’auteur . J’ai d’ailleurs dans ma pal L’ombre du renard son dernier opus.

Quatrième de couverture

Un attentat sans commanditaire, des meurtres sans mobile apparent, l’auteur est à son affaire, il est procureur du Canton de Neuchâtel. Dans ce polar essouflant, il fait endosser à son personnage principal la robe d’un magistrat qui pourrait être son double si tout n’était précisément double et trouble dans ce Miroir des âmes : les flics, les filles, les politiques, les juges et jusqu’à ce mystérieux tueur en série que la police a surnommé Le Vénitien parce qu’il coule du verre de Murano dans la gorge de ses victimes. Le style est au couteau, l’efficacité radicale. Implacable et précis, comme un détonateur.

Note sur l’auteur

Nicolas Feuz est procureur de la République en Suisse et auteur de romans noirs.

Il a étudié le droit à l’Université et obtenu le brevet d’avocat, avant d’être élu en 1999 comme juge d’instruction, puis en 2008 comme président du collège des juges d’instruction, et enfin en 2011 comme procureur du canton de Neuchâtel. Depuis plus de 16 ans, il est spécialisé dans la lutte contre le trafic de stupéfiants.

Marié et père de deux enfants, il s’est lancé dans l’écriture de romans noirs en 2010.

« La trilogie massaï » (« Ilmoran », 2010 ; « Ilayok », 2011 ; « Ilpayiani », 2012) sort d’un bloc en librairies en février 2013 et rencontre un succès immédiat auprès du public helvétique. S’en suit rapidement un thriller ésotérique: « La septième vigne », en novembre 2013. 

Nicolas Feuz sort son neuvième polar, « Le Miroir des âmes », en 2018.



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