Nicolas Koch- Un fruit amer

Mon avis

« I have a dream … « , 28 août 1963, marche sur Washington et discours du pasteur Martin Luther King Jr.
Nous connaissons tous et toutes cette sombre période des Etats Unis.
Romans, films…..rien de nouveau, rien d’inconnu et malgré tout Nicolas Koch a su accrocher mon attention sur sa fiction…. Si le déroulement de l’intrigue est certes prévisible on ne reste pas insensible à ce combat mené par certains hommes et par certains agents du FBI contre le Ku Klux Klan…

1963, Comté de Woodbridge, en Alabama, en pleine ségrégation raciale, le meurtre brutal d’une jeune fille blanche qui va mettre le feu aux poudres d’une situation déjà sous haute tension.
Dépêché sur place, l’agent spécial du FBI Dwayne Olsen ignore encore tout du ver qui s’est réintroduit dans le fruit et qui le pourrit de l’intérieur..
La chasse est ouverte, les loups sortent du bois et la lutte sera acharnée ..

Premier roman édité par Nicolas Koch et bravo!
Et si en toute honnêteté la troisième partie souffre à mon goût de quelques facilités, le pitch final est saisissant !
A l’aide de la fiction, l’auteur arrive parfaitement avec des mots justes et une bonne connaissance à nous immerger dans toute l’horreur du contexte historique; ambiance lourde des petites villes paumées du sud, des autochtones dont pour certains l’encéphale frôlant la maternelle en âge mental est bouffée par la testostérone et la violence, la suprématie de la race blanche, la suprématie des forces de l’ordre locales et la ségrégation raciale à n’importe quel prix et … en toute impunité! « Nous, les blancs, sommes ici chez nous! »

Même si le livre fait écho au film d’Alan Parker Mississippi Burning, il m’ a été agréable de replonger dans ce contexte historique difficile à travers une intrigue simple, ayant peut-être un goût de déjà vu, mais hélas pas si banale que ça! Car, certes c’est une fiction, mais ne dit-on pas que la réalité dépasse souvent celle-ci…Une intrigue qui transpire la folie du genre humain et l’épouvante qui en découle..
Même arrachée, la mauvaise herbe repousse … la racine du mal est tellement difficile à combattre!
Une tranche d’histoire, loin d’être éradiquée, à ne jamais oublier…
Un livre et un auteur à découvrir ….

Quatrième de couverture

Un thriller étouffant dans la chaleur de l’Amérique du Ku Klux Klan. 

Comté de Woodbridge, Alabama, 1963. 
En pleine ségrégation raciale, le Ku Klux Klan répand la terreur au nom de la suprématie blanche alors que la communauté noire fait entendre sa voix pour obtenir plus de droits. C’est dans ce contexte explosif qu’un fait divers va mettre le feu aux poudres. Un matin, le corps d’une jeune blanche violée et battue à mort est retrouvé dans les bois. Elle n’est autre que la fille d’un riche entrepreneur de la région qui est lui-même membre du Klan. 
Qui a bien pu la tuer ? Pour les autorités, ça ne fait aucun doute : c’est l’œuvre d’un Noir. Peu avant le drame, la victime avait écrit au FBI, car elle craignait pour sa vie. Le Bureau dépêche alors sur place l’un de ses agents afin de tirer l’affaire au clair. Ce dernier va découvrir qu’elle a été tuée et il va se retrouver au cœur de la haine des hommes, face à une vérité dérangeante…

Note sur l’auteur

Nicolas Koch, 38 ans, est un passionné de littérature, et plus spécifiquement de polar. Une passion qui est aussi son métier : il est correcteur, maquettiste et auteur. 


Une réflexion sur “Nicolas Koch- Un fruit amer

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