Bernard Minier- M le bord de l’abime

Incontestablement je suis une fan de Bernard Minier; ouvrir et se plonger dans un de ses romans c’est s’assurer un bon moment lecture, une intrigue de qualité agrémentée d’une plume plaisante..
Cependant pour le coup ce petit dernier faisant figure de science-fiction avec sa première de couverture assez futuriste ne m’a pas complètement convaincue..

Direction Hong Kong chez Ming, un géant chinois du numérique où crimes, accidents et suicides se multiplient parmi les employés. Pourquoi?

Roman très contemporain que nous livre ici l’auteur. Mais aussi très réaliste, très inquiétant; internet, data, intelligence artificielle et leur développement tous azimuts. Des instruments de contrôle qui hurlent la fin de nos libertés personnelles. Cette nouvelle ère de l’hyper connectivité est terrifiante. On en frémit d’horreur et on s’interroge.. «Chacun sous le regard des autres».
Bravo au travail titanesque entrepris par l’auteur mais c’est là aussi où il m’a perdue une première fois dans des propos bien trop techniques!

Bernard Minier c’est aussi un cadre, une ambiance..
Hong Kong, sept millions d’habitants et une courbe en perpétuelle croissance, sept mille habitants au km carré, une ville vénale dont la seule morale est celle du fric, celle de la perversion et de la dépravation.. J’ai détesté cet environnement, cette ambiance du pauvre vivant dans 5 m carré et du riche qui dépense sans compter pour satisfaire ses fantasmes.
Me voilà une deuxième fois perdue dans les descriptions interminables de cette mégapole qui semble n’avoir aucun secret pour Bernard. Perdue dans les méandres tentaculaires de ce territoire toujours en pleine expansion.

Côté intrigue j’ai ressenti beaucoup d’empathie pour Moïra et pour ce flic Chan tous les deux charismatiques, chacun aux prises avec leur histoire personnelle.. Un peu d’humanité et d’amour dans ce monde de manipulation et d’orgie numérique. 
Une intrigue bien menée mais un final prévisible et trop rocambolesque à mon goût. 
Un thriller très différent, très anxiogène dont je reconnais l’investigation incontestable de l’auteur et qui m’a autant fascinée qu’asphyxiée!
Pas complètement convaincue..

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